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6ème Semaine du Temps Pascal

11 MAI 2021.

Homélie de Don Claude-Noël

Aujourd’hui dans les lectures, Jésus fait le reproche à ses apôtres de ne pas lui poser la question de savoir où il s’en va. Ils sont alors pris de tristesse car ils pressentent, qu’Il s’en va vers la mort - et ils n’ont pas tord – mais en réalité Jésus s’en va vers son Père. Nous sommes tous destinés à mourir, chaque instant nous fait mourir un petit peu car il ne sera pas revécu, mais, en réalité, nous allons vers la Vie, cette vie donnée. A chaque instant, nous recevons une plénitude de vie plus grande, le Seigneur n’arrête pas de nous donner la Vie, et ce n’est pas seulement une vie physique, humaine. Thomas a dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas », mais il ne s’agit pas là d’une question, ce n’est qu’une simple constatation.

N’hésitons pas à poser des questions, lorsque nous ne savons pas trop où nous allons, où le Seigneur veut nous emmener, car Il nous répondra. Une question est posée dans les actes des apôtres, c’est la question du gardien : que faut-il faire pour être sauvé ? Ce gardien effrayé a failli se donner la mort, mais il a fait l’expérience que, avec le Seigneur, les apôtres ont un pouvoir et une force qui les accompagnent, les rend profondément libres et lui-même veut participer à cette liberté. La réponse lui est donnée : pour être sauvé, crois au Seigneur Jésus.

Aujourd’hui, lorsque nous avons des obscurités, des tristesses, posons des questions au Seigneur, présentons-lui nos soucis et renouvelons notre foi. Le motif de notre joie ne doit pas dépendre de ce que nous ressentons de manière humaine mais de ce que nous dit le Seigneur dans la foi.

Amen


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12 MAI 2021

Homélie de Don Edouard


Dans la première lecture issue du livre des Actes des Apôtres, Paul, à Athènes, a su s’adapter à la culture locale, il a su séduire les Athéniens en leur parlant philosophie et en citant un auteur célèbre chez eux. Lorsqu’il aborda le sujet de la Résurrection, on se moqua de lui mais quelques-uns ont tout de même été touchés.

Voici l’enseignement à retenir : les plus beaux discours, sans l’aide de l’Esprit saint, en celui qui parle mais aussi en ceux qui écoutent ne portent pas le fruit de la conversion. Ce n’est pas nous qui convertissons, c’est l’Esprit saint. Néanmoins nous devons œuvrer à la conversion.

A quelques jours de la Pentecôte, comment les confirmands se préparent-ils ? En faisant une retraite, en allant à la messe chaque jour. Pour nous également qui allons renouveler la grâce du sacrement de Confirmation à la Pentecôte, le don de Dieu est à raviver.

L’Esprit saint nous associe à la vie trinitaire, glorifie Dieu, ce qui fait que Dieu est Dieu.

Sans l’aide de l’Esprit saint, certaines choses, au-delà de nos forces, ne peuvent pas être portées comme la maladie, la dépression, un discernement, un soucis familial, un deuil.

Sans l’aide de l’Esprit saint, d’autres choses ne peuvent pas être comprises : l’absence de travail, le sens de la vie, la fatigue quotidienne…

Comme dit saint Paul, le Seigneur donne à la fois l’être et le vouloir : c’est Lui qui donne la vie, le souffle, tout le nécessaire, c’est en Lui que nous avons la Vie, le mouvement et l’être, Il n’est pas loin de chacun de nous.

Nous devons réclamer l’Esprit saint, avec Lui nous sommes associer à la vie du Fils, nous glorifions Dieu car nous accomplissons sa volonté petit à petit en nous laissant guider et conduire par Lui.

Amen

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13 MAI 2021 (Ascension)

Homélie de don Edouard

Avec quelques-uns hier soir à saint Acheul, en cette veille de l’Ascension, nous avons eu l’honneur d’assister à une descente, la descente de notre évêque au tombeau de saint Firmin et des autres évêques d’Amiens, les premiers martyrs chrétiens de notre diocèse. Comme le tombeau du Christ, il est vide. Notre évêque est descendu pour prier, il a réaffirmé la foi de son baptême et a fait un serment de fidélité, il a demandé à saint Firmin de veiller sur lui.

Chers frères et sœurs, les évêques passent, l’Eglise demeure, notre Eglise, l’Eglise que nous formons, nous le corps du Christ. L’Eglise se construit par le don de l’Esprit saint que nous allons recevoir à la Pentecôte, elle se construit par les charismes, notamment celui d’apôtres, de pasteurs.

Revenons sur trois éléments essentiels, le roc sur lequel notre Eglise est construite, trois fondations :

La statue de Notre Dame d’Amiens, sur son pilier, accueille notre évêque, c’est la figure de l’Eglise fidèle, l’Eglise qui engendre, l’Eglise qui donne le Christ au monde, l’Eglise qui nous enfante pour ne faire qu’un seul esprit, une seule âme. Marie veille sur cette cathédrale, depuis 800 ans, elle veille sur l’Eglise depuis toujours.

La cathèdre est vide depuis plusieurs mois, elle se trouve du même côté que le portail saint Firmin, le portail des saints évêques, des martyrs d’Amiens. Prions pour Mgr Le Stang, le 104e évêque d’Amiens, successeur des apôtres, afin qu’il devienne un témoin, un rassembleur, un pasteur, un père, un frère, un serviteur, à l’image du Christ, à l’image des saints dont il pourra s’inspirer, qui seront ses modèles. La cathèdre qui a donné le nom à cette cathédrale, siège de l’enseignement, du gouvernement et de la sanctification, c’est notre Eglise, celle que nous formons, qui a besoin de ses apôtres, de ses évêques, de ses pasteurs. Nous recevons notre évêque comme un don de Dieu, le don de l’Eglise, le don que Dieu fait à notre diocèse.

Au milieu, entre Notre Dame et la cathèdre, qui représente l’évêque, le pape, se trouve l’autel de la parole, l’autel de l’Eucharistie. Aujourd’hui nous célébrons la descente du Christ, comme notre évêque descendu au tombeau, le Christ descendu du Ciel s’est fait homme, il a épousé l’homme jusqu’à la mort, la mort sur la croix, et dans la Résurrection, il l’emmène jusqu’au Ciel par son Ascension.

C’est ce que nous célébrons à chaque Eucharistie, la descente de Dieu, qui assume notre humanité, qui nous assume dans notre pêché, nous sauve et nous entraîne vers le Ciel. Nous y vivons déjà en Espérance, nous sommes des citoyens du Ciel. Nous ne sommes pas de ce monde, nous ne sommes que de passage. Nous ne vivons que la première ligne de notre vie au cours de notre existence. Vient ensuite un immense livre, ce sera le livre de notre vie au Ciel. Dans la quasi-totalité de notre existence, nous ne faisons que la préparer. L’Eucharistie nous intègre dans cette ascension qui se prépare. Le Christ nous entraîne avec Lui, nous assimile quand nous l’assimilons dans l’Eucharistie. Nous recevons la parole pour nourriture, nous communions à Lui.

Chers frères et sœurs, aujourd’hui c’est aussi notre élévation, notre Ascension, l’humanité siège à la droite du Père, l’humanité est en Dieu. Laissons-nous élever avec Lui, laissons-nous entraîner par le grand dynamisme de l’Espérance qui nous projette déjà au Ciel.

Confions notre évêque à Notre Dame, à saint Firmin, et aujourd’hui offrons-nous avec lui. Le sacrifice du Christ a été accueilli par Dieu, il a sauvé toute l’humanité et nous voulons en témoigner par le monde entier, proclamer par le monde entier la bonne nouvelle. Nous portons en nous une Espérance invincible, elle est pour chacun d’entre nous. Que notre évêque nous aide à rayonner depuis cette cathédrale tout autour de nous par l’intercession de Notre Dame et de tous les saints d’Amiens.

Amen


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14 MAI 2021

Homélie de don François


Le calendrier liturgique nous offre un idéal, il nous permet de fêter saint Mathias au lendemain d’une ordination. Ceci peut nous aider à trouver le sens théologique profond de l’épiscopat. Le Seigneur ne nous a pas abandonnés en montant au Ciel, au contraire, Il est à la droite du Père, où Il ne cesse d’intercéder pour nous. En même temps, pour les réalités concrètes de la vie de l’Eglise, il nous remet dans les mains de ses pasteurs, les apôtres, qui ont eu très tôt conscience que la mission qui leur était confiée, ne dépendait pas de leurs qualités humaines. Le Seigneur souhaite que son Incarnation, le fait de venir sur terre, puisse se prolonger dans le temps, pendant toute l’Histoire de l’humanité, que les apôtres puissent aller sur tous les continents. Il fallait donc que, ce groupe stable, se perpétue et même s’élargisse.

Si l’on ne voit pas le ministère presbytéral et épiscopal comme un choix de Dieu, par la médiation de l’Eglise, avec l’assistance de l’Esprit saint, on ne peut comprendre ce qu’est le sacerdoce et l’épiscopat.

On pourrait avoir une vision protestante où les pasteurs peuvent s’auto proclamer pasteurs, à partir du moment où ils ont fait des études. Avec ce point de vue, il n’y a pas de continuité historique et sacramentelle entre l’Eglise et tous les évêques que nous avons aujourd’hui de par le monde.

En réalité, l’Eglise, dans son organisation, est bien plus ressemblante à ce qu’était le groupe des 12 apôtres autour de Jésus. L’Eglise n’a rien inventé, elle a cherché uniquement à prolonger le modèle initial que Jésus lui avait donné.

Prions particulièrement pour Mr Le Stang pour qu’il soit fidèle à l’enseignement des apôtres, pour qu’il prenne son bâton de pasteur, qu’il sillonne toute la Somme, afin de faire vivre ou revivre la force de l’Evangile et que nous sachions le considérer comme un successeur des apôtres. Il a été l’objet d’un choix de Dieu, il a été l’objet d’un discernement. Lorsque l’Eglise choisit un évêque aujourd’hui, trois noms émergent - c’est une Terna – et ce choix prend du temps. C’est ainsi que l’Esprit saint travaille, c’est un vrai travail d’engendrement. Il est le successeur des apôtres, le saint Mathias qui nous est donné pour notre diocèse.

Ayons un regard de Foi, soyons des fils et ayons à cœur de recevoir beaucoup de son ministère, de son enseignement, de sa paternité spirituelle pour nous.

Amen

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15 MAI 2021

Homélie de don Charles-Marie


Jésus est venu vivre sur terre il y a 2000 ans et Il veut continuer à rendre présente aujourd’hui cette phrase de l’Evangile : Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde, je quitte le monde et je pars vers le Père. Jésus est venu nous emmener avec Lui dans ce mouvement qui monte vers le Père.

Par cette visite de Jésus, désormais, nous avons un accès au Père. Jésus nous aide à le vivre concrètement au quotidien : ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donnera. Après l’Ascension, Jésus, et avec Lui toute l’humanité, est auprès du Père, à présent nous pouvons nous adresser à Lui, être en communion avec Lui, par Jésus.

Dans la liturgie de la messe, le prêtre récite à la fin des prières de l’Eglise : par Jésus-Christ Notre Seigneur qui vit et règne avec Toi, dans l’unité du Saint Esprit… ainsi nous sommes rendus présents auprès de la Trinité. Avant qu’est lieu la consécration, le prêtre prononce à la fin du Notre Père, de manière solennelle : par Lui, avec Lui et en Lui. C’est bien là le meilleur moment pour réciter cette prière, car nous sommes avec Jésus, avec son sacrifice et Il nous emmène dans ce grand mouvement de l’Ascension.

Demandons la grâce de renouveler notre prière au Père, en passant par Jésus et de croire en la puissance de ce qu’on demande au nom de Jésus car ce nom a été donné à l’humanité : le Messie envoyé puis reparti en nous emmenant avec Lui.

Demandons cette grande conscience que le nom de Jésus, si nous l’utilisons avec respect et Foi, rendra notre prière plus juste. En effet, de par notre position par rapport au Père, nous avons besoin de la médiation du Fils. Notre prière sera également plus efficace, elle nous donnera une Joie parfaite et complète car Jésus veut vraiment être ce canal, ce pont entre le Ciel et la terre pour nous communiquer la Joie que Dieu veut nous donner un jour en plénitude et qu’Il nous donne déjà chaque jour de vivre lorsque nous avons Foi et que nous nous mettons en présence du grand mystère de la Trinité.

Amen

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16 MAI 2021

Messe dominicale, Don Edouard


Ne ressentez-vous pas un changement depuis quelques jours, comme une atmosphère nouvelle à la cathédrale ?

La cathèdre est vide mais quelqu’un s’est assis dessus dernièrement : notre évêque ordonné et installé le jeudi de l’Ascension. Nous n’avions plus de père, plus de berger, nous attendions emplis d’Espérance et l’Eglise nous a donnés un évêque, le Seigneur nous a pourvus d’un pasteur, un bon berger pour organiser et édifier son peuple afin de le sanctifier.

Dans son diocèse, même s’il reste un homme avec ses limites, l’évêque représente le Christ, et c’est du Christ que jailli la vie : du côté transpercé du Christ coule le sang et l’eau. L’Eglise c’est le Christ qui continue à vivre et à croître au milieu de nous et en nous.

La cathèdre où s’est assis notre évêque est le lieu où il enseigne, gouverne, et sanctifie le peuple de Dieu à travers les sacrements comme le Baptême ou la Confirmation. Sans le Christ il n’y pas de vie, pas de sainteté, pas de salut éternel, pas de royaume dans lequel entrer.

Chers frères et sœurs, la place était libre et l’Eglise a pourvu, un successeur des apôtres est arrivé. L’Eglise veille, elle est vigilante, elle demeure, parfois elle vous fait patienter mais elle n’existe que pour vous, afin que vous puissiez recevoir l’Esprit saint qui fait vivre, afin qu’Il puisse habiter en vous en plénitude et afin que, guidés par sa puissance, vous puissiez sortir dans le monde.

Si vous connaissez le portail du Beau Dieu, en regardant les portes de la cathédrale, vous savez qu’il s’agit des portes du Ciel. Oui les portes du paradis s’ouvriront un jour pour vous car vous avez essayé de vivre selon la volonté de Dieu, de la meilleure manière possible, vous avez écouté sa parole et vous avez été couronnés. Le Baptême, la Confirmation, c’est ce couronnement : une avance sur le Ciel.

Chers frères et sœurs, si l’on regarde bien le portail, un ange triche, il tient la balance et appuie du côté du paradis. Sans l’Eglise qui distribue la Grâce de Dieu à travers les sacrements, sans évêque, nous ne sommes rien.

On ne reçoit pas le Baptême et la Confirmation pour soi-même, certes vous êtes intégrés au Corps du Christ, vous recevez l’Esprit saint mais vous êtes habités d’une force qui vous rend martyr, qui vous rend témoin de quelque chose qui vous dépasse.

Il nous reste quelques jours pour désirer l’Esprit saint, quelques jours pour demander avec confiance à Dieu de raviver le don qu’Il nous a fait le jour de notre Baptême, pour accompagner les confirmands qui vont être marqués par le sceau de l’Esprit saint qu’ils vont recevoir en plénitude. Ils vont trouver en Lui une force qu’ils ne soupçonnent même pas, la force de ne pas avoir honte de l’Evangile, de ne pas avoir honte de porter le nom de chrétiens, de ne pas avoir honte de témoigner par toute leur vie d’un amour qui est plus fort qu’eux et qui n’est pas que pour eux.

Chers frères et sœurs, parmi vous, certains ne sont pas confirmés, peut-être n’ont-ils même pas reçu le baptême. Alors je vous invite à demander la Confirmation, le Baptême ou l’Eucharistie, à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne. Ne vous privez pas de la Grâce de Dieu, ne privez pas le monde de la Grâce de Dieu car le monde a besoin de chrétiens habités par l’Esprit saint pour que le règne vivifiant de l’Esprit saint s’étende.

Nous avons besoin les uns des autres, de nous édifier mutuellement, nous avions besoin d’un berger, d’un père, d’un évêque pour donner le signe de l’unité, mais l’unité n’est pas la fin de tout. La fin de tout c’est la croissance du royaume, c’est la croissance de la sainteté du monde, de l’humanité entière qui passe par la croissance de la sainteté des membres de l’Eglise. De l’évêque, qui représente la tête, coule toute la sanctification, la justification, la sainteté et la Grâce dans les membres que nous sommes. Ces membres-là vivent au cœur du monde et transforment le monde par leur sainteté. Les baptisés d’aujourd’hui, les confirmés de dimanche seront saints.

Et nous alors, tenons devant Dieu cette semaine, récitons notre prière à l’Esprit saint, confessons-nous, préparons la Pentecôte. C’est ainsi que le monde se transforme, c’est ainsi que s’opère la révolution, la renaissance, par la renaissance de chacun d’entre nous, par la Grâce de l’Esprit saint. Le Christ règne en nous, nous sommes Fils avec Lui et l’Esprit saint nous tourne vers le Père.

Recevons l’Esprit saint qui nous fait vivre dès à présent la vie éternelle.

Amen

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