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Homélies de Décembre

Homélie du  Dimanche 31 décembre 2023

Fête de la Sainte Famille

Par don François

C’est ma joie et c’est la joie de tout prêtre 

de se donner à l’Eglise, comme on se donne à une famille


Chers frères et sœurs, cette fête de la Sainte Famille entre Noël et le jour de l’an intervient dans un contexte de vacances et de retrouvailles avec notre propre famille. Pour certains, il s’agit d’un moment heureux, alors que pour d’autres c’est un moment plus difficile à vivre. En effet, la famille peut être le lieu de nos plus grandes joies, mais aussi de nos plus grandes souffrances, et si l’on souffre, c’est que l’on aime ou que l’on a aimé. 


Nous sommes tous très différents par nos histoires familiales. Certains parmi nous ont été baignés dans une famille où ils ont reçu l’amour, l’éducation et la foi de leur baptême ; alors que d’autres ont le sentiment de n’avoir reçu de leur milieu familial que colère, jugement, violence et parfois même abandon. 


A un moment ou à un autre, souvent autour de l’adolescence, on rêve de la famille idéale et la comparaison avec notre propre famille est alors parfois terrible ! Bien souvent, ce n’est que bien des années plus tard que l’on comprend la réalité des choses. 


Chers frères et sœurs, dans ce domaine-là, comme dans bien d’autres, il ne faut jamais se comparer ! Aucune famille n’est parfaite et les limites que nous percevons sont un appel de la grâce. Dieu aime la famille, c’est Lui qui l’a inventée et il en a voulu une pour son fils. Dieu aurait pu faire sans cette étape, il aurait pu envoyer son fils déjà adulte sur la terre, mais il a voulu que l’Incarnation prenne en compte cette réalité fondamentale. 


Nos qualités, nous les devons souvent à notre famille. Elle est également un rempart contre l’égoïsme qui envahit tout, contre l’atomisation, l’individualisation de la société. La famille est le lieu d’apprentissage du don de soi, du respect, de l’obéissance et de la patience. 


L’exemple de la Sainte Famille peut nous paraitre inaccessible, voir nous décourager. Mais elle est un modèle dans nos relations humaines en ce qui concerne l’abandon à la Providence et le regard surnaturel sur l’autre. 

Joseph est formidable en tant que père et il a reçu Marie qui lui a été confiée par Dieu. Marie est formidable en tant que mère, car elle voit son fils, non pas comme le prolongement d’elle-même, mais comme un don de Dieu. 

Il doit en être de même avec nos proches. Nous cheminons sur cette terre avec un époux, une épouse, des enfants, mais nous avons peu de temps à vivre avec eux, alors recevons les tels qu’ils sont.


La famille est une réalité à la fois nécessaire et indispensable, mais qui ne peut pas être l’absolu de toute notre vie. Si nous attendons tout d’elle, si nous ne voulons nous réaliser qu’à travers elle, il s’agit là d’une forme sournoise d’idolâtrie. Nous appartenons à une autre famille qui n’est pas celle de la chair et du sang, dans laquelle le Christ veut nous faire entrer, cette famille, c’est l’Eglise ! 


Certains font davantage l’expérience de cela, car ils sont veufs, célibataires ou abandonnés par leurs proches et la paroisse devient alors une famille d’adoption. Il ne s’agit pas d’un échec, mais d’une miséricorde que Dieu leur fait. 

Comme nos familles charnelles, les membres de l’Eglise ne sont pas parfaits. Parfois on voudrait changer l’Eglise, comme on voudrait changer notre famille. Mais l’Eglise, comme la famille, est faite pour être aimée telle qu’elle est. Alors, arrêtons de rêver d’une paroisse parfaite ! Nul besoin d’attendre qu’elle change pour nous mettre à son service. Acceptons de lui offrir notre temps, même si nous n’avons pas l’impression d’être payés en retour ! 

Apprenons dans nos familles à aimer l’Eglise, à ne pas juger ses membres, si l’on veut que des jeunes aient envie de lui consacrer leur vie !


La seule vocation de la famille, qui s’inscrit dans une vocation plus large que Dieu a pour toute l’humanité, c’est la vocation à l’amour et à la sainteté. Si votre famille vous a donné cet amour et cette vocation, bénissez le Seigneur, rendez-grâce à Dieu ! 

Mais n’oublions pas qu’il y a une famille plus grande encore, l’Eglise, par laquelle Dieu se donne à nous et par laquelle nous pouvons nous donner à Lui ! 

 

Homélie du Dimanche 17 décembre 2023

3ème dimanche de l’Avent, de Gaudete – Année B

Par don Xandro

Telle est ma joie : elle est parfaite


Voir la relique du chef de saint Jean Baptiste placée juste devant l’ambon alors que dans l’Evangile nous l’avons entendu nous dire qui il est, est juste extraordinaire ! C’est de cette bouche que ces paroles ont été proclamées il y a 2000 ans. Après sa mort, les disciples de saint Jean le Baptiste sont venus chercher son corps pour l’enterrer. Vu le rayonnement du plus grand de tous les hommes, comme le dit Jésus, on imagine avec quel soin sa dépouille a bien été gardée pour arriver à Constantinople, capitale de l’Empire romain à partir du IVème siècle. C’est là qu’un chanoine de la cathédrale d’Amiens a commis ce que l’on appelle un pieux larcin, un vol, mais pieux ! Et c’est dans l’époque mouvementée des croisades que nous avons récupéré cette relique il y a 817 ans exactement ! 


Extraordinaire, mais aussi très surprenant, voir intimidant ! De toute évidence, saint Jean Baptiste n’est pas le personnage biblique que nous associons spontanément à la joie, alors que la liturgie de ce troisième dimanche de l’Avent nous invite à exulter de joie, à avoir le cœur en fête ! En relisant la vie de saint Jean Baptiste, on réalise très vite qu’il a été coupé du monde, a vécu au désert dans des conditions très austères, se privant de tous les plaisirs de la terre, portant un vêtement en poil de chameau, se nourrissant de sauterelles, de miel sauvage comme nous le dit l’Evangile. Il nous fait davantage penser à un « rabat-joie » qu’à un apôtre de la joie.


Dans la première lecture, tirée du prophète Isaïe que saint Jean Baptiste cite souvent, nous avons entendu : Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu car il m’a vêtu des vêtements du Salut. Il m’a vêtu comme un jeune marié orné du diadème. La joie dont nous parle Isaïe est la joie des noces, la joie de l’union entre deux jeunes gens qui s’aiment, et c’est cette image-là que prend le prophète Isaïe pour exprimer la joie qui l’habite dans l’attente du Sauveur. La joie que Jean Baptiste va s’approprier est bien celle du mariage entre Dieu et les hommes, entre le Ciel et la terre. 

En effet, tous les mystiques vous parleront de la relation à Dieu comme d’un mariage, d’une union intime, la réalisation d’un amour pour lequel nous sommes faits. Cette joie vient du fait que Dieu, qui est hors d’atteinte, s’abaisse jusqu’à nous et vient nous rejoindre, Il vient consommer ses noces avec son peuple. 


Et effectivement, au chapitre 3 de l’Evangile de Jean, nous entendons la suite de l’Evangile d’aujourd’hui. Saint Jean Baptiste y dit : « Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. » (Jn 3, 28-29) Et pourtant, Jean le Baptiste n’est que l’ami de l’époux, le témoin du mariage. 

Et nous qui ne sommes pas seulement témoins, mais parties prenantes, nous qui sommes « l’épouse », l’humanité unie à Dieu, l’Eglise, comment pouvons-nous entrer dans cette joie parfaite ? La réponse de Jean le Baptiste n’est pas facile à entendre, il ne nous brosse pas dans le sens du poil. La réponse est dans son style de vie : c’est l’austérité, le renoncement, le désert. C’est cela qui nous fait entrer dans la joie parfaite ! C’est le chemin royal pour libérer son cœur et se recentrer sur l’essentiel. Austérité et joie ne s’excluent pas, tout au contraire ! 

Pensons aussi à saint François d’Assise, si semblable à Jean le Baptiste : peut-on imaginer renoncement et pauvreté plus radicale chez un disciple du Christ ? Et pourtant : connait-on une joie plus profonde que cette joie franciscaine ? 


Il était question de la joie des noces. Hélas, trop souvent je vois des fiancés tellement préoccupés par les détails matériels, les fleurs, la musique, les photographes, bref, les apparences, qu’ils passent à côté de l’essentiel. Même lors de son propre mariage, on peut davantage se préoccuper du superficiel que de son fiancé, sa fiancée à qui on va s’unir pour toujours. 

Le risque est donc réel pour nous aussi, de passer à côté de l’essentiel lorsque nous fêterons les noces entre Ciel et terre à Noël. Osons le renoncement, l’austérité, la pauvreté, car c’est lorsque nous faisons le vide que nous pouvons vraiment nous réjouir de la venue de Dieu. Ne passons pas à côté de la joie de Noël en nous attachant trop aux cadeaux que nous devrons acheter, à la décoration de la table, aux mets que nous allons servir. 

Le moment sans doute viendra, et peut être même dès cette année, où les chrétiens ne fêteront pas Noel « à la manière du monde », mais ils se contenteront de cadeaux et de mets simples, afin de rester attentifs à l’essentiel : la venue du Sauveur, et afin de goûter cette joie parfaite qui fut celle de saint Jean-Baptiste.

 

Homélie du 10 décembre 2023,

Par don Régis

Préparons la rencontre avec le Seigneur


Ce temps de l’Avent nous permet de rappeler que le Christ, Fils de Dieu, est venu avec humilité dans la crèche il y a 2000 ans, qu’Il viendra dans la Gloire à la fin des temps et qu’Il continue de venir encore aujourd’hui, sans s’imposer à nous. Afin de ne pas passer à côté de cette rencontre, ne négligeons pas ce temps de préparation qu’est l’Avent. 


Grand prophète et cousin de Jésus, demandons à Jean le Baptiste de nous aider à nous préparer à la venue du Seigneur, lui qui a été éclairé intérieurement pour pouvoir désigner le Christ présent au milieu des hommes :


S’étant dépossédé de tout, Jean le Baptiste se trouve vraiment entre les mains de Dieu. Son mode de vie, sa manière de se vêtir traduisent quelque chose de sa vie intérieure. 

Il en va de même pour nous : lorsque nous venons à la messe le dimanche, le choix de nos vêtements doit refléter l’importance que nous donnons à cette rencontre avec le Seigneur. Autrefois, on veillait à avoir de beaux habits neufs pour le dimanche, afin de montrer à Dieu que c’est vers Lui – et non vers les hommes - que nous nous tournons. Alors, si Dieu est important pour nous, nous ne devons pas nous présenter à Lui sans nous y préparer, ne serait-ce que physiquement ! De même, lorsque nous prions, le soin que nous apportons au coin prière et l’attitude que nous avons, en nous mettant à genoux par exemple, manifestent au Seigneur qu’Il est plus grand que nous.


Au désert, Jean le Baptiste se trouve dans un lieu hors du temps. Lorsque nous allons à la rencontre de quelqu’un d’important, généralement nous ne comptons pas le temps que nous lui consacrons ! En va-t-il de même pour Dieu ? Arriver à l’heure à la messe montre que l’on apporte de l’importance à cette rencontre, c’est le moment où l’on fait le signe de croix qui nous met sous le regard de Dieu, puis on demande pardon, pour être en vérité avec Lui. 


Jean le Baptiste nous appelle à nous convertir, à tourner notre cœur. Dans nos relations humaines, n’ayons aucune rancune. Sous le regard de Dieu, on se sentira toujours pécheurs, on peut même avoir honte de soi, mais Dieu n’est pas là pour nous accabler. Se préparer à rencontrer le Seigneur, c’est avoir une conscience de ce que nous sommes et lui dire : Seigneur je ne suis pas digne de m’approcher de toi, j’ai besoin de ta miséricorde. C’est aussi aller se confesser de nos manques, de nos péchés, afin que le Seigneur vienne nous guérir et combler notre cœur. 


Que ce temps de l’Avent nous aide à nous préparer à la rencontre avec le Christ, à l’accueillir pour le fêter dignement à Noël, mais aussi dans chacune des rencontres que nous avons à vivre avec Lui car Il continue de venir. 

 

Homélie du vendredi 8 décembre 2023

Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

Par don François

Rien n’est impossible à Dieu


Que Dieu se fasse homme paraissait impossible dans les religions antérieures au christianisme ! Comment Dieu pouvait-Il rester Dieu s’Il devenait homme ? Grâce à Marie, cela a été rendu possible. Marie a pleinement collaboré à la volonté du Père. Modèle de créature obéissante, elle a inscrit sa liberté dans celle de Dieu. Il paraissait également impossible qu’une femme puisse enfanter sans concevoir de manière naturelle ! 


Combien de situations nous paraissent à nous aussi impossibles ! Dans notre cas, c’est le péché qui nous fait nous résigner, qui nous fait poser des limites à l’action de Dieu, qui nous rend tristes et nous coupe de Dieu. Afin de faire face à notre incapacité à nous réjouir véritablement, prenons exemple sur Marie, elle qui est préservée du péché, et qui est le modèle de la joie.


Parce qu’elle est toute pure, Marie a un vrai rejet, un vrai dégoût du péché, alors que nous, parfois, nous pouvons avoir une certaine connivence avec le péché. 

Que la Vierge Marie nous donne ce cœur pur qui refuse absolument toute compromission avec le mal. 


Proche de Dieu, Marie est également proche des pécheurs. Elle vit de la joie de Dieu en plénitude et a le même amour de prédilection que Dieu a pour les hommes. Marie éprouve une vraie compassion, elle a un cœur qui se laisse toucher. 

Que notre cœur soit hostile au péché, et en même temps très compatissant envers les pécheurs !


Aujourd’hui particulièrement, demandons à la Vierge Marie de nous prendre dans ses bras et de nous conduire vers son Fils, elle qui est le meilleur raccourci jusqu’à Lui : 

Qui a Marie dans sa vie, ira vers Jésus. C’est une certitude de foi ! 

Tous les grands saints qui ont prié intensément la Vierge Marie en ont témoigné, particulièrement avec la prière du chapelet qui est un rempart contre toutes les tentations, toutes les tristesses, tous les découragements de notre vie. C’est une arme très puissante que le Seigneur a voulue, qu’il a confiée à sa mère et qui peut nous obtenir de grandes conversions. Face à un péché, à une situation qui nous paraît impossible, prenons notre chapelet et entendons résonner cette parole de l’Evangile : Rien n’est impossible à Dieu !

 

Homélie du 3 décembre 2023,

1er dimanche de l’Avent

Par don François

Pour vous, que signifie l’Avent ?


Pour la plupart de nos contemporains, l’Avent correspond à un temps d’excitation et de fièvre acheteuse : on parcourt les rayons des grands magasins à la recherche de cadeaux, d’idées de déco, de chocolat ! Pour beaucoup, l’Avent est synonyme de précipitation menant tout droit à une belle indigestion !

Alors, retrouvons le véritable sens de l’Avent à l’aide des 5 lettres - AVENT - qui le constituent.


A comme ATTENTE

Généralement, nous n’aimons pas attendre, que ce soit au supermarché, ou sur le quai de gare. Nous y voyons une perte de temps, un temps gâché qui aurait pu servir à autre chose. Mais le temps de l’Avent est un temps d’attente active, c’est une attente attentive !

Etre attentif à Dieu, c’est « se tenir prêt » : écouter sa Parole, prêter l’oreille à ce qu’Il veut nous dire intérieurement. Lorsque l’on attend, il peut être bon de prévoir un livre : pourquoi ne pas profiter de ce temps de l’Avent pour parcourir chaque jour l’Evangile, lire la vie d’un saint, ouvrir un livre de prière ; une lecture qui va soutenir notre attente de Dieu – comme on en trouve à la Boutique Notre-Dame !

Plus on attend, plus le désir se creuse. Pensons aux amoureux qui ne se sont pas vus depuis des semaines, aux amis qui se retrouvent après une longue absence… Si l’on obtient tout, tout de suite, on est vite blasé. Ce temps de l’attente, Dieu le veut pour faire grandir notre désir de Lui. 


V comme VEILLE

L’Avent est un temps de veille. La couleur violette qui caractérise le temps de l’Avent rappelle la couleur du ciel aux extrémités de la journée. On voit parfois à travers la brume amiénoise un ciel violacé. Cela nous invite à privilégier la prière le matin et le soir, lorsque tout est silencieux et que nous pouvons percevoir la voix de Dieu, parfois difficile à entendre dans le tumulte de nos activités durant la journée. Par bonheur, l’Avent tombe toujours en décembre quand les nuits sont longues ! 

Pourquoi ne pas profiter de ce temps de l’Avent pour prier seul ou en famille ? Faites l’expérience : éteignez toutes les lumières de la chambre et du salon, tous les écrans et allumez la première bougie de l’Avent !

Votre regard se focalisera alors sur cette petite flamme ; deuxième semaine, deux bougies, puis trois… Ainsi, vous expérimenterez cette présence de Dieu qui fait passer des ténèbres qui font peur à la lumière qui éclaire l’âme et qui réchauffe le cœur. C’est un moyen très concret pour voir ce que Dieu apporte à nos vies.

Interrogeons-nous sur notre manière de nous coucher : est-ce que je me couche seul, vide, épuisé, perdu sur mon téléphone ou ma télévision ? Ou est-ce que je me couche avec Dieu ? Dis-moi comment tu t’endors, je dirai en qui tu as confiance ! Dis-moi comment tu te lèves, et je te dirai pour qui tu vis !

E comme ENFANT

Avec l’Avent, nous nous préparons à la venue de Dieu qui s’est fait petit enfant. Il nous faut donc retrouver un esprit d’enfance : l’enfant fait naturellement confiance, il est vulnérable, il cherche la protection d’un plus grand, d’un plus fort que lui pour le protéger. 

Il y a forcément en ce moment quelque chose qui nous tracasse, nous préoccupe…Et si, pendant ce temps de l’Avent, nous faisions confiance à Dieu ? Si nous prenions le risque de lui confier réellement notre plus grand souci ? Non pas pour nous en débarrasser - aide-toi et le ciel t’aidera - mais pour reconnaître nos limites et nous appuyer sur un plus grand que nous.


N comme NAISSANCE

Pour l’Eglise, l’Avent est un temps de commencement, de renouvellement, de renaissance. Avec ce premier dimanche de l’Avent s’ouvre en effet une nouvelle année liturgique.

Une naissance est toujours synonyme de joie ! Nous nous préparons à vivre une grande joie, celle de la Nativité de Jésus. Chaque jour, identifions nos joies : une joie que l’on a reçue ou donnée. De même que la venue d’un enfant se prépare dans les moindres détails, la venue du Sauveur à Noël doit nous rendre attentifs aux petites joies du quotidien pour accueillir la grande joie de la Nativité.


T comme TEMPS

Quel est le temps que nous consacrons à Dieu chaque jour ? 2 minutes ? 

Est-ce que nous subissons le temps, ou est-ce que nous le choisissons ? Dis-moi quel temps tu me consacres, je te dirai combien tu m’aimes ! Ne nous voilons pas la face, lorsque l’on aime quelqu’un, on lui consacre du temps.

Cette année, l’Avent sera très court : 21 jours seulement ! Alors, ne perdons pas de temps pour préparer cette naissance, concentrons-nous sur l’essentiel !

Ainsi, l’Avent ne sera pas seulement une parenthèse consumériste de notre vie, mais une véritable renaissance, un recommencement, une « grossesse » de notre âme qui laisse la place à Dieu, Lui qui est venu il y a 2000 ans dans la chair et qui reviendra à la fin des temps dans la gloire, mais qui, plus que tout, aujourd’hui, en ce temps de l’Avent, veut demeurer dans la plus belle et la plus précieuse des crèches : notre âme. 



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