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Homélies du mois de mars

Homélie de don Edouard,

Le 06 Mars 2022


Chers frères et sœurs, qu’y a-t-il de commun entre Raymonde, cette petite mamie, qui a vécu son agonie il y a quelques jours avant de remettre son âme à Dieu, et Caroline qui, submergée par la souffrance, s’est ôté la vie, entrainant sa maman au bord du désespoir ? Qu’y a-t-il de commun entre Raymonde, Caroline et Jean-Pierre, le présentateur préféré des français, qui a remis son âme à Dieu cette semaine ?

Chacun d’entre eux a rencontré l’épreuve et la tentation, cette même tentation que Jésus a voulu affronter Lui-même pendant quarante jours et quarante nuits dans le désert, poussé par l’Esprit Saint, après son baptême. Dieu, fait homme en Jésus-Christ, a voulu affronter toutes les dimensions de la vie humaine, y compris les affres de la tentation, une épreuve longue. Il a connu l’épreuve de la faim, que peu d’entre nous connaissent aujourd’hui, la faim qui tenaille et qui fait que quand le diable se présente devant vous, pressentant que vous venez de Dieu, et qu’il vous propose de transformer les pierres en pains, vous seriez tentés de le faire. Jésus résista à cela.


Chers frères et sœurs, qui d’entre nous n’a pas connu l’épreuve et la tentation qui font perdre la tête, qui nous font nous séparer de Dieu et de nos proches ? Qui n’a pas connu la tentation qui nous pousse à la colère, à l’avidité, au repli sur soi, à l’orgueil prétentieux qui nous fait lutter seul et nous conduit à la chute ? Nous ne pouvons qu’imaginer ce que Jésus a vécu durant quarante jours au désert et nous ne savons pas si ces tentations se sont résumées à une joute verbale avec le diable qui s’est présenté devant Lui. Par contre nous savons, qu’ayant épuisé toutes formes de tentation, le diable revint plus tard, au moment de la mort de Jésus, lors de son agonie. Souvenez-vous au Jardin des oliviers, pris par l’angoisse, dans les heures qui précèdent sa mort, Jésus est comme abandonné par ses disciples, Il vit une solitude terrible et se met à suer des gouttes de sang, Il appelle alors son Père. Jésus est tenté jusque sur la Croix, où l’un des deux malfaiteurs crucifié avec lui, lui dit de se sauver lui-même. Ceux qui se trouvent au pied de la croix l’injurient et reprennent les mêmes paroles que le diable dans le désert. Jésus résista à toutes ces tentations pour que, nous-mêmes, nous puissions affronter le chemin de la vie, jusqu’à notre mort, en résistant aux assauts de l’ennemi qui veut nous enfermer dans la tristesse, la nuit de la mort, le découragement, le désespoir, le néant.


Chers frères et sœurs, lorsque je suis allé voir Raymonde dans cette petite maison du quartier saint Leu, elle se trouvait sur son lit, toute recroquevillée, gémissant de douleur. Elle a reçu le sacrement des malades et une de ses filles m’a dit, qu’après mon départ, elle s’était mise à regarder vers le Ciel. La douleur n’avait pas disparu mais elle éleva son regard avant de remettre son âme à Dieu quelques heures plus tard.


Si nous sommes confrontés à l’épreuve et à la tentation, Jésus est là car Il est venu avant nous. Il sera notre abri, notre secours et nous trouverons l’aide nécessaire. Combien de fois sommes-nous tentés de chercher de l’aide de toute part alors que Jésus nous attend ! Si nous voulons être sauvés, nous aurons à passer par le feu de l’épreuve et de la tentation. Sachez que la tentation ne s’approche que des saints, de ceux qui ne baissent pas les bras, de ceux qui veulent combattre pour ne pas laisser l’ennemi triompher. Vous n’êtes pas seuls, l’Esprit Saint est là, n’oubliez pas les armes que Jésus vous a données :

- Il s’agit de la Bible ouverte, la Parole de Dieu proclamée le dimanche, cette Parole-là est une arme toute-puissante, c’est l’arme de l’invincible Espérance ! - Nous avons la prière, en particulier le Notre Père. Lorsque vous êtes dans l’épreuve et la tentation, priez ! - Dans le jeûne mais aussi la fraternité, l’aumône et le partage, nous avons des armes d’une extrême efficacité contre toutes les puissances adverses. - Il existe également une arme imparable : l’humilité.


Dieu Tout-puissant, s’est abaissé jusqu’à vivre l’humanité, jusqu’à être tenté, sans jamais connaître le péché. Il obéit à son Père alors qu’Il aurait pu chasser satan autrement. Comme Jésus soyons dans l’obéissance à la Volonté du Père, qui nous parle par sa Parole, dans le secret de la prière, par son Esprit Saint qui nous rend humbles, et nous serons alors invincibles !


Nous entendons des bruits de guerre, certains aspirent au pouvoir et à la gloire. Les armées s’entrechoquent, le sang coule, les rumeurs et les pleurs parviennent jusqu’à nous, mais nous savons que Celui qui a triomphé peut triompher à travers nous si nous acceptons de mener le combat. Celui qui veut faire le Bien sera confronté à la tentation mais, avec la Grâce de Dieu, avec la victoire de Jésus sur la Croix, il obtiendra le Salut pour lui-même et pour beaucoup d’autres.


Chers frères et sœurs, Jésus nous a laissé des armes redoutables alors ne baissons pas les bras, levons notre regard vers le Ciel et accueillons Jésus Victorieux dans notre vie. Laissons-le triompher en nous et cheminons vers Pâques en voyant la lumière de la victoire de la vie sur toutes les ténèbres. Amen


 

Homélie de don Charles-Marie,

Le 13 Mars 2022


Curieuse rencontre que Pierre, Jean et Jacques ont faite sur la montagne. Autour de Jésus se trouvent de saints personnages, Moïse et Elie, venus du passé. Imaginez à présent si vous aviez la possibilité de rencontrer, même furtivement, des personnes aussi anciennes. Les années qui les séparent d’Elie sont l’équivalent pour nous des années qui nous séparent de saint François d’Assise ou saint Dominique, ces géants de l’Eglise latine. L’écart qui les sépare de Moïse est le même que celui qui nous sépare de Charles Martel ou Charlemagne, ou encore des saints frères Cyrille et Méthode, ces géants de l’évangélisation de l’Europe de l’Est, qui doivent en ce moment intercéder auprès de Dieu en déplorant la lutte fratricide entre les peuples, à l’endroit même où ils avaient annoncé la fraternité en Jésus-Christ.


Si nous avions ce genre d’apparition, nous ne saurions sans doute pas trop quoi dire, peut-être aurions-nous envie, comme saint Pierre, de faire durer cet instant. L’apôtre propose de monter trois tentes, peut-être, aurions-nous proposé d’offrir un repas. Saint Pierre ressent bien le côté extraordinaire de ce qu’ils sont en train de vivre en petit comité, ce Jésus qu’ils pensaient bien connaître vient d’annoncer à ses apôtres, juste avant cet épisode, qu’Il sera un Messie souffrant, Il sera rejeté, mourra et ressuscitera trois jours plus tard.


Voilà maintenant que Jésus emmène trois d’entre eux à l’écart sur la montagne, non pas pour les impressionner mais pour leur donner du courage et les inviter à la confiance. Il leur donne un aperçu de sa gloire, alors qu’il est sur le chemin de sa Passion. C’est d’ailleurs justement de cela qu’il s’agit dans la discussion entre Jésus, Moïse et Elie, Jésus ne leur parle pas des Romains ou de saint Jean Baptiste, mais bien de sa Passion.


C’est à ce moment-là que nous les rejoignons sur la montagne, avec Pierre, Jean et Jacques, au début de ce Carême, pour deux raisons :


Vivre avec le Christ sa Passion et sa Résurrection

Nous sommes entrés en Carême pour suivre le Christ vers sa Passion et sa Résurrection. Nos efforts sont là pour nous décentrer de nous-mêmes et nous centrer sur le Christ et notre prochain. S’ils ne nous aident pas à nous préparer à Pâques, stoppons-les et trouvons-en d’autres ! Pâques doit être vécue, en union avec les catéchumènes, comme une réactualisation de la puissance du Christ reçue à notre baptême. C’est d’ailleurs pour cela que dans la nuit de Pâques nous renouvellerons nos promesses baptismales et que nous revivrons l’aspersion d’eau bénite. Le Carême ne sert pas à autre chose qu’à nous convertir en nous tournant, avec toute l’Eglise, vers l’actualisation de ce grand mystère de la mort du péché et de la mort de la mort.

Être en présence de Dieu

En ce deuxième dimanche de Carême où nous vivons la Transfiguration, nous nous trouvons en présence de notre Père du ciel. Ne s’agit-il pas de l’aspiration la plus profonde du cœur de l’homme ? Être en présence du Créateur est le désir le plus profond du cœur de Pierre, Jean et Jacques, mais aussi de chacun de nous et même de ceux qui l’ignorent.


Jésus en se révélant le Messie répond aux attentes messianiques des Juifs qui attendent le Sauveur, comme annoncé par saint Jean Baptiste. Ce Messie se montre au milieu de Moïse, l’auteur de la loi, et d’Elie, le plus grand des prophètes de la Terre promise. Cela signifie que Jésus est la perfection, la promesse faite par Dieu qui répond aux attentes du peuple.


En vivant la Transfiguration, le Messie, Emmanuel, Dieu au milieu de nous, est plus proche que ce que nous n’aurions jamais osé imaginer. Jésus se montre avec cette lumière resplendissante en compagnie de Moïse et Elie, puis, tout à coup, Il reste seul. Jésus veut-Il que notre désir soit frustré ? Notre désir de Pâques doit passer par le Carême afin d’être vivifié. Jésus doit d’abord vivre avec nous la Passion et la Résurrection pour accomplir pleinement la volonté du Père de sauver les hommes. Ainsi tout sera accompli.


Au soir de sa Passion, Jésus a inventé l’Eucharistie, qui est un accomplissement de la Transfiguration et qui permet de mieux la comprendre. Au moment d’offrir sa vie en sacrifice, Jésus a choisi l’Eucharistie comme le moyen de rendre présent, en tout temps et en tout lieu, son sacrifice, ce mystère d’offrande de l’humanité au Père. Le lien entre le Ciel et la terre, entrevu sur le Mont Thabor à la Transfiguration, annonce le lien entre le Ciel et la terre sur le Calvaire, qui est rendu présent sur nos autels. Quand Jésus nous dit « Faites ceci en mémoire de moi », Il veut précisément ne pas nous frustrer mais, au contraire, nous donner le moyen d’accéder ce à quoi nos cœurs aspirent, de manière régulière, afin de préparer notre rencontre avec Lui.


A la Transfiguration, c’est le mystère de Dieu fait homme qui est manifesté. Les disciples découvrent que le Jésus qu’ils peuvent voir et toucher est bien plus que ce qui est donné à voir. De la même manière, dans l’Eucharistie, il y a aussi bien plus que ce que nous pouvons voir : Jésus se rend réellement présent, avec son Corps livré et son Sang versé, sous les apparences du pain et du vin. Le Mont Thabor est donc bien un avant-goût du Mont Calvaire.


Jésus, après l’avoir annoncé à ses disciples, après en avoir discuté avec Moïse et Elie, nous invite à le suivre sur le chemin vers Jérusalem, pour vivre avec lui sa Passion et sa Résurrection. Jésus nous propose de vivre aujourd’hui et à chaque messe, la Transfiguration, mystère de Dieu qui se fait proche au point de se donner à voir et à toucher, mystère de Dieu qui nous donne du courage, et même des forces dans cet aliment, pour préparer notre rencontre éternelle du soir de notre vie.


Seigneur, augmente en nous la foi, amen.

 

Homélie de don Edouard,

Le 20 Mars 2022

Homélie sur la Samaritaine

Que recherchez-vous ?

N’êtes-vous pas un peu comme cette femme de Samarie, qui est envahie par la honte, elle qui a été trahie, abusée, sans cesse déçue, elle qui est obligée de venir chercher de l’eau à l’heure où personne ne vient. Chaque jour en plein soleil, elle vient chercher cette eau qui ne désaltère pas vraiment, portant sa tristesse, sa solitude, ses désillusions. Voilà qu’elle rencontre quelqu’un qui l’attend.

Vous aussi, quelqu’un vous attend ! Quel que soit le motif de votre venue, quelqu’un est déjà là, le Seigneur vous regarde avancer, assis sur le bord de la source. Il connaît votre soif et vient vous proposer une eau qui désaltère. Si vous venez vous abreuver à cette eau, vous n’aurez plus jamais soif.

Je voudrais m’adresser :

- à ceux qui ont commis l’adultère, qui ont trahi et à ceux qui ont été trahis,

- à ceux qui sans cesse cherchent la perfection, cherchent à plaire,

- à ceux qui cherchent à prouver quelque chose, qui sont pris par le mensonge, les addictions, le jeu, l’avidité, la pornographie, l’alcool,

- à ceux qui mènent une vie qui n’a pas vraiment de sens, qui cherchent une joie qui s’évanouit sans cesse une fois saisie :


Le Seigneur est là, Il est la source vive. Acceptez la rencontre et laissez-vous éduquer, Il vous conduira alors à une source qui est en Lui et qu’Il fera jaillir en vous, si vous quittez votre ancien esclavage.

Voulez-vous être libérés ? Voulez-vous être délivrés de la colère qui vous envahit. Voulez-vous être sauvés de toutes ces transgressions que vous accumulez sans cesse, croyant trouver ce bonheur qui n’est pas là ?

Tu te trouves si honteuse, ô âme pécheresse !

Tu manques tellement d’estime de toi, de confiance en toi et dans les autres.

Jésus est là, Il t’attend, dans le soleil de ta honte.

Laisse-le dénuder ton âme pour que tu puisses te voir telle qu’Il te voit.

Laisse-le te regarder pour que tu puisses t’accepter telle que tu es.

Laisse-le faire une incision dans ton cœur

pour qu’Il puisse faire jaillir cette source de vie qui ne tarira jamais.

Cette source, c’est la source du désir de Dieu, la source du désir du vrai bonheur,

le seul qui permet d’être comblé.

Jésus veut faire de ton âme qui cherche sans trouver,

une âme d’adoration,

une âme qui repose en Dieu,

une âme qui apporte sa lumière,

et son témoignage

car elle aura cessé d’être dans l’esclavage de ce monde.

Vous cherchez quelqu’un, Il est déjà là, Il vous attend. Laissez-vous enseigner, Il ouvrira votre intelligence, Il ouvrira votre cœur pour y déposer une sagesse que vous ne pouvez pas obtenir par vous-mêmes, la seule sagesse que Jésus donne : sa présence en chacun de nous.


Approchez-vous, n’ayez pas peur ! Il vous attend.

Dialoguant avec cette femme de Samarie, Jésus lui demande d’aller chercher son mari. Elle lui répond ne pas avoir de mari. Jésus acquiesce et lui dit qu’elle en a eu 5 mais qu’aucun n’est son mari. Jésus lui révèle alors quelque chose d’elle-même.

Il faut, à un moment ou à un autre, passer par le dévoilement de notre honte, de notre faiblesse, de nos vaines tentatives d’être heureux et qui avortent sans cesse. Passons par cette étape afin que Jésus Lui-même puisse venir nous faire miséricorde, nous sauver, nous abreuver. L’époux que cette femme cherchait se trouve devant elle, Il est Lui-même la source jaillissante qu’elle recherchait tant.


Chers frères et sœurs, Jésus est là dans l’Eucharistie, Il est là dans cette cathédrale, Il est là aussi en vous qui êtes baptisés. Alors cherchez Dieu là où Il se trouve, dans le silence, dans la prière, dans l’adoration, dans la Bible, dans le plus petit, le plus faible.

Seigneur, Tu es là, Tu m’attends.

Je prends quelques instants pour te rencontrer,

pour me laisser aimer

et laisser réouvrir en moi la source d’eau vive de mon baptême.

Amen


 

Homélie de don Edouard,

Le 25 Mars 2022, Solennité de l'Annonciation


Nous venons d’entendre le récit de l’Ange Gabriel qui est apparu il y a 2000 ans à une jeune fille de Nazareth. Dieu Lui-même, par l’intermédiaire de l’ange, a posé les yeux sur sa servante. Il lui a fait une demande qui nécessite un Oui libre. Elle découvre alors sa vraie identité :

Veux-tu bien accepter la mission que j’ai prévue pour toi depuis toute éternité ?

Avant même de créer le monde,

tu étais dans mon projet d’amour à travers une mission prévue rien que pour toi.

Tu es comblée de Grâce.

Tu seras la mère de Celui qui sauvera le monde et l’humanité.

L’Esprit Saint Lui-même te couvrira de son ombre.


Chers frères et sœurs, avez-vous déjà vécu une annonciation, cette rencontre avec Dieu Lui-même, par l’intermédiaire d’un ange ?

En voici des exemples :

- Dans un passage des Actes des Apôtres, les apôtres prisonniers ont été libérés par des anges, lors des tout premiers temps de l’Eglise.

- Nous aussi les prêtres nous sommes des envoyés de Dieu. Avec la Grâce de l’Esprit Saint, nous pouvons porter un message de la part de Dieu, un message oeuvrant à la libération des hommes.

- Je suis allé de manière totalement inattendue chez une personne qui se prépare à mourir. Elle m’a reçu comme un envoyé de Dieu. Alors qu’elle n’avait pas de vie religieuse pratiquante, elle a vécu une annonciation. Par l’intermédiaire du prêtre elle a été appelée à faire la volonté de Dieu et à accomplir sa vocation.


Chers frères et sœurs, l’ange de Dieu s’approche aussi de vous. Il se penche sur vous et vient vous visiter au plus intime de votre âme, dans le secret de votre cœur, de votre prière, pour vous révéler votre mission, votre vocation et votre nom. Quel que soit votre âge, vous êtes toujours appelés, car la sainteté n’est pas encore atteinte. Marie a dit Oui et Jésus est entré dans le monde pour faire la volonté du Père.


Chers frères et sœurs, aujourd’hui l’ange se présente à vous et vous demande si vous voulez faire la volonté de Dieu. Etes-vous prêts à l’entendre et à répondre :

Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté.

Oui que tout se passe pour moi selon ta Parole, ta pensée, ton idéal, ton plan

et non pas selon mes vues trop humaines et limitées.


Peut-être cette vocation se découvrira-t-elle pas à pas. Marie avait-elle devinée qu’elle serait au pied de la croix 33 ans plus tard ? Peut-être a-t-il fallu la prophétie du vieillard Syméon, mais son Oui était confiant et total. Sa maternité – que ce soit avec Jésus, avec l’Eglise, ou avec chacun de nous - est une maternité de la confiance. L’ange lui dit que l’Esprit saint viendra sur elle et qu’elle sera mère.


Si vous accomplissez la volonté de Dieu, ce n’est pas grâce à votre force mais à votre faiblesse. Et nous tous, pour accomplir notre vocation, nous avons l’Esprit saint, qu’Il nous faut invoquer pour nous et pour le monde.


Aujourd’hui, afin de se préparer à la Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, le Pape François a reçu le pardon de Dieu, car il y a des enjeux spirituels et surnaturels à la paix dans le monde. Si les chrétiens vivent de l’Esprit saint, font la paix intérieurement, reconnaissent leurs fautes, se convertissent, reçoivent la Miséricorde, alors ils auront de l’influence sur la paix dans le monde. C’est cela la réponse de la foi, la réponse de l’Eglise, la réponse de l’Evangile.


Chers frères et sœurs, présentons-nous devant l’ange qui vient nous visiter. Préparons-nous à dire Oui afin de faire la volonté du Père et répondre à notre vocation. Demandons la grâce de la Miséricorde, ainsi nous préparons notre cœur à recevoir le don de la paix pour nous-mêmes et pour le monde.

Amen


 

Homélie de don Edouard,

Le 20 Mars 2022

Evangile de l’Aveugle-né, le signe de la lumière

Chers frères et sœurs, sur l’esplanade du temple de Jérusalem, Jésus vient de prononcer une phrase qui est considérée comme un blasphème « Avant qu’Abraham fut, je suis ». À ces mots, les Juifs prennent des pierres pour le lapider. C’est en s’éloignant d’eux que Jésus rencontre alors un aveugle de naissance.

Cet Aveugle-né représente l’humanité après le péché des origines, l’humanité pécheresse projetée dans les ténèbres. À cause du péché de nos parents, nous sommes nés dans la faute. Nos catéchumènes aujourd’hui sont dans l’obscurité mais quelqu’un vient leur ouvrir les yeux.


À présent, imaginez que vous êtes aveugle, Jésus s’approche de vous et se penche vers le sol, Il prend de la terre qu’il mélange à sa salive pour former de la boue. Il pose alors délicatement ses mains calleuses de charpentier sur votre visage et applique la boue sur vos yeux. Il s’agit-là des mains de Dieu qui vous sculptent et vous façonnent. Vous êtes l’homme pécheur, l’homme aveugle et Il va faire de vous une création nouvelle, un homme nouveau.


Ces mains, posées sur notre visage, ce sont celles d’une mère caressant et soignant son nourrisson avec douceur et adresse.

Le jour de notre baptême, lors de nos premiers pas vers l’Eglise et vers les sacrements, Jésus a posé pour la première fois ses mains sur notre visage. Il nous a dessillés. La lumière apparaît alors petit à petit. Voilà ce qui est arrivé à cet aveugle.

Pris à partie, l’aveugle se met alors à parler de Jésus devant les pharisiens et fait un acte de foi en se prosternant devant Lui. Ainsi il voit avec ses yeux mais aussi avec son âme. Ayant reçu le don de la foi, il voit au-delà de ce qui est visible et reconnaît en Jésus le Fils de Dieu, le Sauveur.


Chers frères et sœurs, je vous propose de faire une démarche intérieure. Demandez la grâce de vous souvenir de ces moments où Jésus est venu à votre rencontre. Il s’est abaissé vers vous alors que vous étiez dans les ténèbres à cause de l’esclavage du péché. Il vous a déliés progressivement jusqu’à aujourd’hui où vous pouvez à présent lui dire : Je crois.


Au jour de leur baptême, nos catéchumènes seront illuminés, leurs yeux s’ouvriront et ils recevront le don de la foi. Quel trésor extraordinaire ! Pour cela, ils vivront les injures, les lâchetés de leurs proches, la condamnation, l’expulsion, comme Jésus au temple. Il ont choisi la lumière et ils auront la croix et, par elle, le Salut, la Résurrection et la vie éternelle car ils deviendront fils et filles du Père.

Amen

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