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« Qu’ils soient un…Qu’ils soient un en nous eux aussi… »

Saint Paul interrogeait déjà les Corinthiens : « Le Christ est-il donc divisé ? » mais les divergences n’ont cessé de s’accentuer entre les chrétiens au fil des siècles. L’extension du christianisme a fini par ignorer son origine juive. Les schismes ont éloigné les chrétiens. Pendant 19 siècles, le plan de Dieu pour l’Eglise, unique épouse, a été contrarié, pourtant Dieu n’est pas polygame ! La prière de Jésus : « Que tous soient UN comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi » a commencé à être exaucée seulement à partir de 1910, avec la naissance de l’œcuménisme moderne. Le courant pentecôtiste, ou Renouveau charismatique appelé « courant de grâce » par le pape François et l’œcuménisme, porteur d’unité, sont ensuite apparus comme deux grands courants, rapides, nouveaux, puissants, et convergents. L’Eglise authentiquement secouée par l’Esprit Saint, animée par la grâce a pris le chemin de l’unité de manière irréversible.


Cette convergence est reconnue théologiquement comme un signe des temps. Le Kaïros, le moment favorable, se réalise maintenant. Le temps du courage de la repentance et l’envie de réconciliation ont conduit, à la clôture du concile en 1965, par une déclaration simultanée, à la levée des excommunications entre les Eglises de Rome et de Constantinople. En 1999, l’Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale signent une déclaration conjointe. Cet acte de réconciliation reconnaît la justification par la grâce au moyen de la Foi dans le Christ. D’autres Eglises ont suivi depuis.


Nous sommes la première génération de chrétiens à être témoin du pardon entre les Eglises et pas seulement des héritiers de leur histoire. La 1ère commémoration œcuménique s’est déroulée le 6 juin 2017, à Rome, à l’occasion du jubilé du Renouveau Charismatique qui a réuni une assemblée multiconfessionnelle de 50 000 personnes. Prier pour l’unité de l’Eglise n’est pas une option, c’est un devoir. Quand nous prions ensemble, que nous sommes dans l’unité, nous entrons dans le regard que Dieu pose sur le monde, dans son désir le plus profond de voir les fils du genre humain tous réunis.

Patrick Desmedt, diacre


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