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Vocations : Dieu ne prend rien, il donne tout !


Les vocations, c’est comme les autoroutes : « il en faut bien, mais on n’en veut pas dans son jardin ! Il vaut mieux que ça passe chez le voisin ! » C’est pour nous éviter ce type de raisonnement que l’Église nous encourage à prier pour les vocations, et spécialement lors du 4ème dimanche de Pâques dit « du Bon Pasteur ». Visiblement, nous avons dû prier très fort dans nos paroisses. En effet, nous avons appris il y a quelques jours le départ de Don Edouard pour… le séminaire ! Après seulement quatre années de présence à Amiens, c’est un arrachement pour lui et pour nous. Mais ce dépouillement nous fait toucher du doigt l’expérience que peut vivre une famille lorsque se manifeste chez elle une vocation religieuse ou sacerdotale : « Comment mon fils ? Ma fille ? Tu nous quittes ? Mais qu’avons-nous fait au Bon Dieu ?! » Il faut du temps pour considérer l’appel de Dieu non pas comme une « tuile », mais comme une bénédiction. On voit souvent ce que l’on perd ; mais on ne voit pas bien ce que l’on gagne dans cette affaire.

Accueillir une vocation nécessite toujours la disponibilité à l’Esprit-Saint et la confiance dans l’Église. Celui que l’on « perd » sera « gagné » pour d’autres, tandis que le sacrifice offert avec joie porte déjà en lui sa fécondité : « Si le grain tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12, 24). En septembre, nous perdrons un curé, un père, un ami, un frère… Mais l’accueil d’un nouveau pasteur sera l’occasion d’un renouvellement de notre attachement au Christ, le seul et unique « Bon Pasteur ». Nous pourrons aussi avoir la fierté de dire que notre recteur n’est pas parti pour une autre cathédrale – car il n’en est pas de plus belle – mais pour accomplir une mission, la plus belle de toutes : celle de former des prêtres selon le cœur de Dieu.

Don François




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